Embrouilles et personnages

Je n’utilise pas l’IA pour la création des couvertures de mes romans, à la fois pour privilégier le contact humain avec graphiste (qui s’arrache les cheveux, le pauvre) et dessinateur, mais aussi pour préserver les droits d’auteur des artistes dans les créations desquels l’intelligence artificielle va piocher ou s’inspirer.

En revanche, quand ce n’est pas à des fins commerciales, j’adore m’amuser avec les logiciels de création d’images. Mon côté enfantin trouve assez magique de voir à l’écran jaillir les personnages, les lieux, les situations demandées (ou pas!!!), de découvrir à l’écran ce qui se passe dans mon cinéma intérieur.

Mon côté perfectionniste s’énerve encore quand l’intelligent électronique ne comprend pas mes requêtes: non, je ne veux pas que mon personnage ait six doigts; non, je t’ai demandé un fox terrier, pas un berger allemand; non, je ne veux pas un portrait, mais une silhouette complète.

Les logiciels que j’utilise sont différents, mais ils ont tous du mal avec les mêmes consignes: il est très difficile d’obtenir des corps entiers, et leur filtre pour « requête qui va à l’encontre des standards de la communauté » est incompréhensible.

J’ai fini par deviner qu’il faut exclure les termes « jeune fille« , ou « homme torse nu » sous peine de se faire bloquer, ou parfois « poussette« , « tenue de sport« . L’IA est aussi atteinte de grossophobie, j’ai un mal fou à obtenir des personnages de femmes enrobées, j’ai parfois besoin d’une vingtaine de requêtes pour y arriver. Aussi, quelle idée de vouloir créer des personnages si humains ?

Bref, tout ça pour vous présenter les visuels obtenus pour les personnages d’Embrouilles et Dolce vita. Je sais que certains lecteurs n’aiment pas qu’on leur propose un personnage d’office, ils choisissent leurs propres images mentales. Si vous êtes dans ce cas, ne regardez pas la suite.

Pour ma part, je suis une grande lectrice de BD, une passionnée de photo, de peinture et de tout ce qui touche au dessin. Aussi, je m’approprie sans aucun soucis les représentations picturales des artistes et j’y nourris mon imagination.

En tant que romancière, je trouve amusant de vous faire entrer dans ma tête par le biais d’une représentation bien léchée (ah oui, car l’IA se rend très séduisante pour l’œil humain).

Voici donc ce qui se passe sur « l’écran noir de mes nuits blanches« : je vous dévoile mes images mentales sublimées par une machine et je vous présente Kenza, Ciela, Charlotte et Amaryllis, les héroïnes d’Embrouilles et Dolce vita.

Est-ce que cela vous donne envie de les rencontrer?


J’ai poussé l’expérience jusqu’à illustrer certains paragraphes précis, certaines situations avec leur décor, cela prend des heures pour arriver à ce résultat, mais comme je vous l’avouais, je suis une boulimique des images. Au passage, découvrez quelques passages de ce roman sur l’amitié!


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