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VIE D'AUTEUR

Alerte: pirates en vue!

À pirate, pirate et demi

Il paraît que toutes les librairies en ligne protègent la diffusion des ebooks. Il n’est normalement pas possible de télécharger un fichier crypté (je n’irai pas plus loin dans l’explication des programmes DRM Digital Rigths Management , cela reste un mystère pour moi).

D’ailleurs, la plupart des livres qui ont l’air d’avoir été piratés ne le sont pas vraiment. Ils servent pour d’autres arnaques. En effet, si vous essayez de vous inscrire pour télécharger un ebook piraté, vous découvrez que vous n’avez qu’un aperçu. La plateforme propose d’enregistrer votre e-mail pour vous envoyer le livre (il y a de forte chance que ce sera un virus) ou carrément d’enregistrer vos coordonnées bancaires (il s’agira de vous plumer sans passer par la case lecture).

À l’abordage! Pas de quartier!

Pour se rassurer, certains disent que dès qu’un livre rencontre du succès, les forbans cherchent à se le procurer pour le diffuser illégalement, mais qu’il y a peu de chance que le livre d’un inconnu soit piraté. Malheureusement, il existe bien des techniques informatiques pour contourner les protections mises en place au moment de l’édition. Elles sont utilisées pour pirater des livres numériques de toute sorte et pas seulement les best-sellers… Pour preuve : tous mes romans sont piratés, même ceux qui sont restés à fond de cale, même mon premier roman alors qu’il était un moussaillon de 15 jours.

On prétend aussi que si un livre est piraté, c’est que son fichier initial a circulé à un moment donné ou a été donné négligemment par l’auteur. Je pense que ce n’est pas toujours vrai : par exemple, certains de mes romans se retrouvent sur des sites pirates le jour de leur sortie, (avant même d’avoir été lus ou chroniqués) ! Oui, le piratage est bien commandé par les esprits maléfiques, ou alors on m’a mis l’œil (de verre)?

Souquez ferme, matelots!

Quand un livre est effectivement disponible gratuitement et illégalement en ligne, on peut attaquer les pirates. Il faut pour cela endosser le costume du corsaire assermenté et acharné: repérer l’adresse URL pour trouver le propriétaire du site, le cas échéant, trouver l’hébergeur du site, écrire, expliquer, menacer. Les demandes concernant des infraction à la propriété intellectuelle sont généralement prises au sérieux par les hébergeurs de sites internet. Si elles n’aboutissent pas, on peut signaler à Google le caractère délictueux de la page présentant le livre piraté, et en demander le déréférencement. Le problème, c’est qu’il faut sans cesse aller à la pêche aux sites illégaux. Ou faire appel à des sociétés privées payantes qui se chargent de chercher et de faire enlever les livres des plateformes. Bien sûr, dès qu’un livre a été retiré d’un site, il apparaît sur un autre. C’est une chasse au trésor illusoire.

Pour ma part, j’ai baissé le pavillon : je peux dire sans vraiment me saborder que les pirates n’auraient pas acheté mes livres de toute façon. En revanche, s’ils pouvaient au moins laisser des commentaires sur Amazon, ça me ferait une belle jambe (de bois!)…

N’hésitez pas à réagir en commentaire si ce sujet vous interpelle.

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