Inspiration magique

Au moment de la parution de mon premier roman d’urban fantasy, « Alnaïr, le Souffle de la sorcière », vous êtes nombreux à me demander pourquoi je me lance dans un nouveau genre. Cela me fait sourire, car j’écris du fantastique/fantasy depuis mon adolescence et dans ma tête ce n’est pas une nouveauté, mais ça l’est pour vous. Ce qui me conduit à rédiger cet article sur la genèse de ce roman en particulier.

Alnaïr est un personnage qui est né grâce à une autrice que j’apprécie énormément, J.K Gras. Pendant l’été 2022, elle me propose de participer à un roman « à dix mains » : un collectif de cinq autrices. Johanna Gras, Mélodie Smacs, Sarah Calman, Coline Dumas et moi-même. Ravie de toutes les propositions qui peuvent servir de défi (moi qui suis plutôt solitaire), j’ai aussitôt accepté de participer au projet.

Nous recevons une trame précise d’écriture. Il faut créer un personnage de sorcière originale, rédiger 5 chapitres de 2500 mots, se déroulant sur 5 jours précis, avec des événements surnaturels identiques, mais vécus de façon particulière par chacune des héroïnes. Nous écrivons notre partie de notre côté, nous nous lisons les unes les autres et nous réunissons à la fin pour rédiger ensemble l’épilogue de cette magnifique aventure.

Ces contraintes, loin d’être une entrave, suscitent en moi un tsunami d’inspiration. Je comprends qu’il faut écrire un texte assez sombre. Alnaïr (prénom pourtant lumineux) s’impose à mon esprit comme la petite fille de la Grand-mère Kalle, croquemitaine féminin de l’île de la Réunion. Forcément, mon enfance tropicale s’invite au rendez-vous. Je me replonge dans les légendes des Mascareignes, les rites vaudous et l’histoire de la sorcellerie à travers les siècles.

Je rédige rapidement mes 5 chapitres, car je vais être opérée de l’épaule en septembre 2022 et je ne sais pas à quelle sauce le destin va me manger le bras droit.

Question appétit, mon esprit est loin d’être assouvi par un volet de 50 pages ! Lorsque Johanna évoque l’idée de réutiliser son héroïne pour d’autres écrits, sous forme de série, de prequel ou de spin-off, je me rue sur l’occasion pour écrire les aventures d’Alnaïr qui, décidément, m’a peut-être envoûtée.

L’opération de l’épaule se déroule bien et la convalescence est très longue et douloureuse. Cela ne m’empêche pas de rédiger ce roman, car je veux participer à un concours d’urban fantasy organisé par Jupiter Phaeton pour janvier 2023. Avoir une date butoir me rend terriblement efficace, car je tape avec une seule main les 80 000 mots requis (ou est-ce l’effet d’un sortilège?). Je ne remporte pas le concours, mais j’ai mené à bien ce projet en un temps record. Alnaïr est ficelée en janvier 2023.

Le roman collectif des 5 sorcières devait être autoédité en avril 2023 et je ne voulais pas lui couper l’herbe sous le pied, mais Johanna, notre instigatrice, a sorti une surprise du « choipeau » magique avec un contrat d’édition dans la belle ME le Héron d’argent. Notre roman collectif devient « Le Sortilège de la Lune noire » et bénéficie des bons soins de toute une équipe de professionnels.

C’est une bonne nouvelle, mais qui dit ME dit échéances de publication à long terme, et ce magnifique produit ne sortira qu’en 2024. Impossible pour Alnaïr de ronger son frein aussi longtemps. Avec l’accord du Héron d’Argent, évidemment, les aventures individuelles de ma sorcière seront donc publiées avant ses épreuves collectives en compagnie de ses consœurs de la Lune noire. Chaque épisode peut se lire indépendamment… ce qui, bien sûr, me pousse à envisager une série de one-shots avec ce personnage récurent que je n’arrive pas à quitter (qui parle encore d’envoûtement ?)

Voilà pour un historique façon rétroplanning. J’espère avoir répondu à vos interrogations à propos de la naissance d’Alnaïr.


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