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VIE D'AUTEUR

Une romancière française à New York

Pourquoi suis-je allée au salon des auteurs francophones à New York ?

Je suis inscrite à l’association Rencontre des Auteurs Francophones, dirigée par Sandrine M Kukurudz. Elle répertorie et vend les romans des auteurs inscrits sur sa plateforme à travers le continent américain et elle propose aussi des salons du livre à Miami et New York. L’an dernier, Sandrine m’a sollicitée pour faire figurer « Comme un Parfum d’immortelle » dans sa boutique, au moment où ce roman a gagné le premier prix des Plumes Francophones et elle l’a également présenté au grand marché de Miami. Cette année, j’ai décidé de faire le déplacement pour dédicacer mes ouvrages sur place. Friande de soleil, j’avais opté pour la Floride, malheureusement l’événement a été annulé et j’ai pu m’incruster avec les auteurs prévus pour le salon des auteurs francophones de New York, au grand dam de mon thermomètre intérieur. Bien entendu, je n’ai pas fait le voyage pour le seul jour du 22 novembre : tant qu’à traverser l’Atlantique, j’ai embarqué mes livres, mais aussi ma famille (un homme plus trois jeunes adultes), pour une semaine de tourisme extraordinaire… et glacée.

La vraie touriste qui s’assume!

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance folle de cette cité géante qui ne dort jamais (comme moi, ça tombe bien). Moi, qui n’aime ni la foule ni la ville, je suis pourtant séduite par cette vie grouillante, ce mouvement perpétuel, ces lumières intenses, ces chauffeurs excités du klaxon, ces lames d’acier et de verre qui n’obstruent pas le ciel malgré leur taille insolente. Comme les visiteurs qui prennent en photo une mascotte sur les lieux connus, j’ai trimballé mon dernier-né (pas l’humain, celui de papier : « Poing de départ ») sur les sites emblématiques de cette immense ville  (bon, j’ai trimballé mes rejetons humains aussi).

Les tribulations d’un roman français à New York

Une romancière (sérieuse?) dans les librairies de New York

J’étais contente de faire découvrir tout cela à mes enfants, de retrouver certains endroits comme Chelsea et ses vieux immeubles de briques, Brooklyn et ses graffitis, Central Park et ses écureuils ou la Highline, ancienne voie de tramway convertie en jardin à ciel ouvert. En revanche, j’ai eu l’impression que la saleté et la misère s’étaient encore répandues depuis ma dernière visite, sans parler des vapeurs de shit qui inondent l’atmosphère, relayées par des vendeurs qui ont pignon sur rue. Autre remarque mystérieuse : le nombre incroyable minijupes ! Loin de moi toute idée bigote, j’étais juste admirative, congelée avec des collants sous mes pantalons et des thermolactyls sous mes blousons ! Dernier détail négatif : la nourriture excessivement chère et pas très légère (cure de soupes en rentrant !), sinon le voyage était formidable. Ville de contrastes par excellence, New York brasse les ethnies, les classes sociales, la modernité et la vétusté. Nous l’avons sillonnée, parfois par zéro degré, et nos mollets s’en souviennent autant que nos appareils photo.

Quelques vues incontournables de New York

Comme si cela ne suffisait pas, vous savez que je ne résiste pas au plaisir de faire le clown (et qu’à NY tout le monde s’en fiche), je vous avais donc sollicités sur les réseaux pour me lancer des défis photos et certains s’en sont donné à cœur joie pour m’inventer des challenges amusants.

Les défis photos des lecteurs, réalisés avec un certain brio

Tout ça pour en arriver au salon du livre des auteurs francophones, organisé dans une belle salle du National Arts Club, un club privé qui nous a ouvert ses portes pour l’après-midi. C’était l’occasion de nouer des liens avec mes collègues auteurs et de rencontrer des lecteurs Français expatriés ou Américains parfaitement bilingues, tous très curieux de notre présence en ces lieux. Un moment d’échanges, de bavardages très agréables, suivi par un délicieux repas. Cerise sur le brownie, nous avons eu la visite du parrain du salon, Marc Levy himself. « Légèrement » assailli par nos flashes et nos commentaires admiratifs, il a su prodiguer à chacun un moment d’attention fort sympathique.

Le bilan de ce voyage outre-Atlantique est totalement positif, aussi bien littéraire que culturel (eh oui, les enfants ont consommé du musée et de la comédie musicale dans mon sillage) et j’espère que j’ai pu vous faire profiter un peu de ce « rêve américain » à travers cet article.

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