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VIE D'AUTEUR

Participer à un concours littéraire

Soumettre ses écrits à un jury

Éditer son roman, le fantasme de tout auteur en herbe qui un jour décide de cesser « d’écrire pour écrire ». Passer à l’étape « écrire pour être lu » est un peu plus ardu. Voici le périple de « Souris des villes » avant qu’il ne devienne un livre. Entre le point final noté le 22 mai 2018 et l’édition définitive le 20 septembre 2019, de l’encre a coulé sous les doigts.

Contrairement à mes anciens romans de SF, « Souris des Villes » est né à la belle époque où l’autoédition s’est incroyablement développée. Il se passera donc des envois fastidieux aux maisons d’édition qui vous écrivent la même lettre de refus : « votre manuscrit ne correspond pas à notre ligne bla bla bla…», comme s’ils copiaient sur l’épaule du copain.

Bref, voilà un petit roman de 300 pages composé avec application, alpha-lu, bêta-lu, qui s’apprête à voler de ses propres ailes (qui parle de chauve-souris ?). Avant d’être jeté, tout nu tout cru, au grand public, il va prendre la température d’un jury de lecteurs objectifs (merci, mes fans pour votre constance, mais j’ai besoin de me frotter aux inconnus), cela me permettra de compléter un travail éditorial nécessaire avant publication.

Participer à un concours national

« Souris des Villes » participe au concours Nouvelles Plumes 2018 organisé par France Loisir. Chaque année, des centaines d’ouvrages sont évalués grâce aux milliers de fiches réalisées par les lecteurs bénévoles : c’est la possibilité pour les auteurs de recevoir des critiques objectives et constructives. Mon réalisme m’empêche de rêver d’une première place avec édition à la clef, mais je suis curieuse de voir comment seront reçus mes écrits en dehors du cercle amical-familial. Sur le gril au moment d’être lue et évaluée par un jury ? Ma curiosité en a pour son argent, les fiches d’évaluation me parviennent dans un bref délai. Mes notes principales flirtent avec le 8/10, ce qui est très gratifiant. Mais une lectrice déçue m’inflige un 4. C’est là que le poncif « on ne peut pas plaire à tout le monde » vient me chatouiller l’égo.

Utiliser la critique pour s’améliorer

Les commentaires élogieux des autres membres du jury ont un peu de mal à faire passer la pilule de cette seule lectrice qui juge mon livre « glauque », mais comme toujours, je me sers des remarques pour rebondir. Je me rends compte que le fait de classer « Souris des Villes » dans la catégorie « roman sentimental » est peut-être une erreur. Il y a des sentiments, mais amicaux et familiaux (les lectrices espèrent des sentiments amoureux). Sous prétexte que le ton employé est léger, les sujets abordés n’en sont pas moins graves et sombres. Ils peuvent heurter la sensibilité de certain(e)s qui s’attendent à de la guimauve à paillette quand on leur parle de feelgood (dont la définition est pourtant claire : évoquer des sujets du quotidien avec une fin optimiste). Pour annoncer la couleur, je classerai maintenant ce livre dans la catégorie : comédie dramatique (comme les téléfilms).

Après atterrissage pour ce vol d’essai, s’en suivent de longues séances de réécriture et d’améliorations. Certaines scènes sont édulcorées, certaines transitions plus développées. Puis, le manuscrit se repose dans un coin pendant un an. Le temps que je m’en détache et que je puisse le lire d’un œil neuf (surtout le temps que j’écrive le roman suivant, mais ça, c’est une autre histoire).

Les remarques du jury Nouvelles Plumes 2018

Pensez-vous que ces participations aux concours soient un exercice efficace ou une perte de temps avant de se publier ? N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire.

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