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AUTO EDITION

Publication avec KDP

Votre manuscrit est tout prêt, tout nu dans votre disque dur, il a pourtant besoin d’une dernière étape en ce qui concerne l’auto édition  : les transformations pour le rendre propre à la publication sur Amazon. Tout d’abord, il faut créer un compte Amazon KDP (Kindle Direct Publishing) qui, en premier lieu vous demande votre RIB pour les futures redevances et autres impôts ! Ouille ! Tout cela devient bien concret.

Une fois le compte ouvert, je m’apprête à appeler à la rescousse mon webmaster préféré, comme chaque fois qu’il s’agit de digital. Puis, je me ravise. « Souris des Villes » est mon bébé et je décide d’accoucher par voie basse pour une fois, sans l’aide d’un chirurgien qui prend le contrôle des opérations. J’attends donc de me trouver absolument seule un matin, afin de ne pouvoir crier à l’aide dans la maison, et je me lance… si j’arrive à le faire, avec mon niveau zéro en informatique, c’est à la portée de tout le monde!

Télécharger le logiciel « Kindle Create » prend quelques minutes et il suffit de suivre les indications. Un jeu d’enfant. Cela vous transforme par magie un fichier DOCX en dossier KC qu’il faut “publier” (et pas seulement “enregistrer”) pour obtenir un fichier KPF. Je vous ai perdus ? C’est normal.

L’interface de KDP est facile d’utilisation une fois qu’on a compris le vocabulaire. Il suffit de remplir les cases (titre, auteur, rubrique), de glisser son fichier modifié et sa couverture JPG ou PDF (si on en a une, sinon le logiciel propose de la créer en direct) et le tour est joué : à l’écran, apparaissent les différents formats du manuscrit (tablette, Kindle, téléphone) et c’est comme si ce n’était déjà plus le mien. Bébé numérique est né. Il n’y a plus qu’à cocher les conditions de son émancipation et il quittera le nid (choix de la redevance, à 35 ou 70%; choix de sa participation à KDP Select ou pas… ces sujets seront développés plus tard).

Pour ce qui est du format livre broché, j’ai eu un peu plus de mal avec la mise en page, qu’il a fallu adapter manuellement au format de l’objet livre. J’ai choisi 13,37×20,32 par souci de praticité : un tel format se glisse plus facilement dans le sac ! Il faut revoir l’organisation des chapitres (penser à faire des sauts de page pour qu’un chapitre commence sur la page de droite), soigner la pagination (à ne faire apparaître qu’au premier chapitre), adapter les marges et la table des matières.

Sur les premières pages, il ne faut pas oublier de noter les mentions légales: ISBN, date de dépôt légal à la BNF, formule de droits (j’ai opté pour la plus simple: “Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre.”) et le copyright (il n’est pas obligatoire, mais j’ai protégé mes manuscrits, donc je le fais figurer). Sur la couverture, il est obligatoire de faire apparaître le prix de vente TTC et l’ISBN (dans le choix de création de couverture en ligne, le logiciel fera apparaître automatiquement le code barre qui correspond).

Ce qui pourrait paraître fastidieux au premier abord est finalement presque un amusement. On habille le bébé, on se dépouille du bête A4 pour soigner la présentation, on choisit l’aspect physique avant sa première sortie. Le fait de procéder à toutes ces étapes est à double tranchant : il donne un sentiment de maîtrise et de liberté, mais également il nous laisse aux prises avec notre manque de professionnalisme. Après de nombreuses hésitations et manipulations diverses, Amazon me félicite pour un manuscrit sans erreur. Pour le format broché, KDP accepte les fichiers Word ou les PDF, je choisis ce dernier format pour être sûre qu’aucune modification ne sera apportée.

Me voici prête à cliquer sur le bouton qui activera le choix du prix, puis la mise en ligne. C’est-à-dire la mise au monde.

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