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COULISSES

Oiseau dans l’œuf

Comment est né “Oiseau des îles”? me demandent mes lecteurs qui croient que c’est la suite de “Souris des Villes”… Voici quelques réponses! J’ai décidé de participer au concours des « Nouvelles Plumes » en 2019 afin d’améliorer mes performances de l’année précédente. J’ai décidé de persister tous les ans. Ai-je parlé de mon caractère légèrement têtu ?

Donc, c’est le mois d’Août et je suis en vacances en Corse, comme c’est étonnant ! Pour la première fois de ma vie, je visite la merveilleuse réserve de la Scandola. Eh oui, on peut sillonner cette île magnifique pendant 50 ans, il reste toujours des découvertes fabuleuses au détour d’un rocher ou au fond d’un précipice. Je ne vais pas décrire ici mon île chérie, pas d’inquiétude, mais je situe l’action : retour vers Calvi sur une mer démontée.Pour ceux qui me connaissent, même une mer étale me met le cœur à l’envers, alors ces trois heures de chahut, il va falloir les aborder avec dignité, sans vomir sur les touristes ni tomber dans les pommes. Je m’installe dès le départ sur une banquette à la proue, évacuant d’autorité une famille qui comptait squatter. Je m’allonge. Je ferme les écoutilles et… je crée.

Pendant trois heures, les personnages, les thèmes, les lieux, presque tous les chapitres de « Oiseau des îles » défileront dans ma tête, dans le désordre, je dois avouer. Voilà pour le direct de la conception. Et je n’ai pas vomi.

Comme d’habitude, je m’inspire d’anecdotes dont j’ai été le témoin, que je vais romancer au gré des aventures de héros inventés… ou presque. Certains chercheront à me ou à se reconnaître car je campe des individus type : la prof, le pompier, la voisine, la psy, la nounou, l’amie autoritaire, l’inspectrice, le principal, le cancre, etc. Mais dans le shaker de mon imagination agitée de houle furieuse, j’élabore de vrais cocktails. Toute ressemblance avec des personnes ayant existé serait le résultat d’un mélange mal dosé. Il en va de même pour les lieux, j’aime bien créer des villages inventés mais situés dans des régions réelles, de fausses rues dans de vraies villes, bref comme pour le reste, le réel inspire, avec l’avantage de pouvoir être distordu à volonté sur une simple inspiration ! Comme c’est génial de créer, non ? Si je n’ai pas de succès, tant pis, j’aurais pris mon pied à cette étape !

Comme d’habitude, je voudrais écrire une romance mais je mâtine mon propos de réflexions sur la différence, les idées reçues, le suicide, la dépression (et comment s’en sortir), l’amitié, l’éducation nationale, l’impuissance du pion dans les rouages politiques. Bref, ce n’est pas un fourre-tout, c’est une tranche de vie, une fois encore. Ma maman va me dire : « arrête de raconter que tu écris des romans légers ! ». Pourtant, maman, c’est une vraie ode à la guérison, l’acceptation et la passion !

Suivront trois mois de rédaction, puisqu’il faut respecter les dates du concours, et voilà le nouveau bébé prêt à passer au crible d’un jury en décembre.

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