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AUTO EDITION

Expérience Librinova

L’intérêt de publier chez Librinova est aussi de pouvoir participer à la formule « agent littéraire » qui vous met en relation avec des éditeurs à partir de 2000 ventes… numériques ! Malheureusement, là encore, je suis à côté de la plaque car mes lecteurs veulent à 98% du papier ! Déjà, c’est mal parti pour moi…

Je raconte ici une expérience, en fonction de mes attentes plus ou moins comblées, en aucun cas je ne porte de jugement. Je sais que je suis casse-pied et que mon interlocutrice doit en avoir assez de mes requêtes avant le lancement. Mais je persiste. Je n’ai pas la possibilité de commander un BAT pour vérifier l’objet papier, mais je ne veux pas mettre en vente un livre que je n’ai pas vu de mes yeux vus! On me propose de profiter de l’offre : « deux exemplaires gratuits » et je réalise qu’il y a encore des modifications à faire: je trouve le format obligatoire 14 x 216 un peu grand pour un sac à main de femme. Je signale bien que le papier bouffant jaune et la couverture mate ne me conviennent pas (deux exemplaires obsolètes à peine imprimés).

Enfin, après les derniers apprêts, en janvier 2020, je donne mon accord pour la publication et la commercialisation sur la librairie en ligne de Librinova, ses partenaires et 5000 librairies en France. C’est le but de mon abonnement. J’ai choisi en avril 2019 un « pack librairies » pour un an avec le suivi des ventes et des commentaires pendant 6 mois… mais tout ceci à partir de la date de facture, pas de la publication. Il me reste 3 mois pour profiter de l’offre, sans le suivi.

Je découvre ensuite que je ne peux choisir le prix du livre broché que parmi 4 propositions de Librinova, dont la moins chère est 16,90 euros. Tarif sur lequel je gagnerai la royale somme de 1,5 euros. Sauf chez les libraires, qui prendront leur pourcentage en sus, mais que ne ferait-on pas pour plaire à ses lecteurs ? Nombre d’entre eux se précipitent alors chez Cultura, mais le livre n’est pas disponible, à l’heure actuelle, même sur commande.

Je commande mes exemplaires auteur (il en faut beaucoup pour avoir une réduction, mais je préfère vérifier encore en achetant 5 exemplaires pour 66 euros). Je découvre alors que le papier n’est pas blanc et la couverture n’est pas satinée, ces options sont modifiables sur demande et uniquement pour mes exemplaires auteur. Les clients qui commandent le livre sur les librairies partenaires auront obligatoirement le modèle de base. Malheureusement, il ne me plaît pas.

De guerre lasse, je laisse en parallèle une édition sur Amazon, au format, coloris, taille, couverture et prix que je veux, puisqu’aucun contrat d’exclusivité ne me lie (si je ne souscris plus à KDP Select).

D’aucuns me trouveront particulièrement tatillon, j’assume. L’auto-édition nous oblige à prendre, en plus du rôle d’écrivain, celui d’éditeur et de commercial. On doit faire la mise en page, la couverture, maîtriser divers logiciels, faire la promotion, la correction, la création. C’est contraignant mais on finit par aimer son indépendance. J’ai du mal à faire machine arrière et me voir imposer des limites et des goûts qui ne sont pas les miens. Je l’apprends à mes dépens. Je décide que je ne renouvellerai pas mon pack à la date anniversaire… mais je ne baisse pas les bras pour autant: je veux accéder aux librairies avec des objets livres qui me conviennent.

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